Quel paradoxe!







Quel paradoxe! On brande le slogan " Non à la falsification de l'histoire de l'art" au moment où on case nos artistes marocaines dans des tirroires initialement placés que pour la falsification : Quelles betises esthétiques et historiques! Amina Benbouchta et Ikram Kabaj sont- elles artistes de la modernité? Chaibia en elle- t- elle aussi? Donc les 3 artistes jouent les mêmes règles du jeu esthétique de la modernité? Étiquettes plaquées gratuitement. C'est malheureux. Cette exposition compte montrer au public la liste " close" étalée dans le temps de 1960 ( date de la 1ere expo de Chaibia), jusqu'à 2016. A part ces noms d'artistes femmes qu'on respecte tous, le musée et ses curators vous disent à vous artistes , hommes et femmes, qu'il n'y a rien en dehors. Je me demande ce qu'il y avait avant 1960???! Et Meriam Mezian 1ERE ARTISTE FEMME de l'ecole des beaux arts de Tétouan où la place- t- on chers, curators? Où mettez vous Latifa Tijani? Et Fatima Hassan? N'est- elle pas moderne comme Chaibia? Ah! Depuis quand " l'art naïf " était- il moderne? Douanier Rousseau figurait- il parmi les artistes de la modernité européenne du 19 eme siecle? Je ne crois pas! Il souhaitable de changer de slogan. Mettez: Continuons à falsifier notre histoire de l'art". Quand on lit " l'histoire de l'art" dans votre affiche, on a l'impression que vous insinuez celle de l'Occident. Or celle- ci n'est point falsifiée ou truquée, comme la nôtre. Comme a écrit El Jabri, notre Histoire culturelle necessite qu'elle soit épistémologiquement écrite, loin de toute idéologie métaphysique .


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